Intégrant les handicapés, la 50e unité Reine Astrid s'agrandira à la rentrée prochaine en créant une troupe de scouts pour les garçons de 12 à 17 ans. Celle-ci complétera le groupe de louveteaux créé il y a cinq ans et composé de filles et garçons de 8 à 12 ans, et celui des guides fondé il y a deux ans pour les filles de 12 à 17 ans.

L'unité est à la recherche de scouts et d'un ou deux chefs prêts à les encadrer. Pour l'instant, ils sont quatre chefs : Jérôme Herinckx, Hervé Corten, Jean-Charles Deudon, Adrien Naveau, tous étudiants en 2e baccalauréat à l'UCL ou à Namur. «Pour les enfants handicapés, il n'y aura pas de problèmes de recrutement, tellement la demande est importante», souligne Hervé Corten. Et Anne Verdickt, chef chez les guides, d'ajouter : «On doit refuser des enfants moins valides car nous recevons trop de demandes. Il n'y a en effet pas assez d'unités qui intègrent les enfants handicapés.» À Louvain-la-Neuve, la 50e unité accueille un tiers d'enfants handicapés, que ce soit moteur ou mental, mais aussi des jeunes sourds ou muets, et deux tiers d'enfants valides. «Pour ceux-ci, au départ, ce sont souvent les parents qui sont enthousiastes», explique Jérôme Herinckx. «Mais nous n'obligeons jamais les enfants valides à s'occuper des moins valides. Même si au final, tout le monde s'entraide, trouve sa place et apporte son grain de sel», indique Anne Verdickt, elle aussi étudiante à l'UCL.

La chef scoute précise ne pas avoir l'impression que s'occuper d'enfants moins valides limite ce qu'ils peuvent réaliser. «Nous trouvons toujours des activités à faire. On part de jeux existant et on ajoute des règles pour que chacun puisse y participer.» S'ils n'ont pas de formation spécifique pour encadrer les jeunes handicapés, Anne Verdickt assure que rien ne vaut le contact avec les parents pour savoir comment est leur enfant, comment il réagit. «Je trouve tous ces parents formidables : ils ne nous connaissent pas, mais nous confient leur enfant qui a parfois besoin de soins, de médicaments particuliers...» Et de conclure : «Le retour que j'ai des guides et des parents à Louvain-la-Neuve est beaucoup plus gratifiant que celui que j'avais quand j'étais chef lutins à Bruxelles.»