08
juin

Les parcs Plopsa: pourquoi souhaitons nous réagir


Depuis maintenant une semaine, une vague de protestation de parents, professionnels, …  s’indignent contre la politique mise en place dans les parcs Plopsa.  En tant que papa d’un enfant trisomique et en réponse à certains commentaires comme celui-ci :  « Pourquoi tant de haine envers ceux qui justement font attention a la sécurité de votre enfant et de vos proche .... Il est justement de la responsabilité de Plopsa de veiller à la sécurité de tous .... Vous ne fréquentez pas les parcs d'attraction pour en ressortir invalide a cause du manque d'attentions des responsables du parcs qui laisseraient faire tout et n'importe quoi dans ses parcs juste pour vous faire plaisir a vous et vos proches .... Allons réfléchissez plus loin que le bout de votre nez et posez vous la question du pourquoi et du comment et soyez moins méchants envers ceux qui veille a ce que votre journée dans un parc Plopsa soit du pur bonheur et pas un grand malheur .... ».

Il me parait important de repréciser notre pensée, notre colère, c’est en tout cas mon point de vue.

Il ne s’agit en rien de « haine » mais oui de colère face à une politique qui nous semble discriminatoire.  Croyez bien que nous n’agissons pas sur un simple coup de tête, par le simple plaisir de provocation ou par le fait que nous souhaitions passer pour de pauvres victimes…!  Croyez-vous sincèrement qu’en tant que parents, nous souhaitions mettre la sécurité à mal et nos enfants en danger ; faite un peu preuve de bon sens.  Nous sommes en colère non pas sur la sécurité nécessaire dans les attractions mais sur leur manière de juger celle-ci en généralisant. Qu'il ne s'agisse que de 5 attractions comme ils tentent de relativiser nous importe peu. Il pourrait y en avoir que deux que nous serions tout aussi fâchés.

On ne peut pas interdire l'accès sur le simple fait qu'on est handicapé mais sur une pathologie qui pourrait compromettre la sécurité de la personne.
Le handicap n'est pas une maladie et si la sécurité doit être évidemment présente, elle doit l'être pour de bonnes raisons et pas sur le simple fait qu'on est handicapé.

Si la personne est épileptique ou cardiaque, il est évident que certaines attractions ne sont pas compatibles. Des enfants notamment trisomiques ont des capacités comme par exemple être capable de se tenir, de rester assis, ...  Et si certains n’en sont pas capables, ils sont encadrés par des parents ou professionnels qui connaissent les capacités de l’enfant comme tout un parent.

Il y a 15 jours, se déroulait les 20 Km de Bruxelles avec plus de 35.000 personnes.  Parmi celles-ci, j’y participai en compagnie de nombreux adultes porteurs d’un handicap et croyez-moi, le handicap n’a pas fini en bout de course mais avec de bons résultats. En tant que papa et pour mon fils, je me fais un devoir de réagir avec force mais de manière respectueuse à ce règlement dans les parcs Plopsa sans quoi, si on suit leur logique, mon enfant n’aura plus droit aux loisirs, à courir plus tard les 20 km à mes côtés, …
Généraliser de la sorte est à nos yeux dangereux et discriminatoire.

François

 

16:15 Écrit par F LEGRAND dans Témoignages | Lien permanent | Commentaires (0)

18
mars

Tout autre chose - Cap48 : l'intégration des enfants handicapés dans les crèches


A écouter:  Emission du 13/03/2012 sur l'intégration des enfants handicapés dans les crèches avec l'intervention de Cécile, notre jetteuse.

 

12:16 Écrit par F LEGRAND dans Scolarité, Témoignages | Lien permanent | Commentaires (1)

25
janv.

Voyage en Hollande - Comment décrire le fait d'avoir un enfant handicapé


Ce texte a été écrit par la maman d'un enfant handicapé.  moulin.jpg

"On me demande souvent de décrire le fait d'avoir un
enfant handicapé, afin d'aider les gens qui ne
connaissent pas cette expérience unique, à comprendre, à
imaginer comment ce serait.
C'est un peu comme ça :

 


Attendre un enfant, c'est comme organiser un grand voyage fabuleux en Italie. Vous achetez des tas de guides touristiques, vous faites des projets magnifiques. Le Colisée, le David de Michel-Ange, les gondoles à Venise.

Vous apprenez quelques phrases en Italien. Tout cela est très excitant.  Après des mois de préparation intense, le jour J arrive.
Vous faites vos bagages et vous partez. 
Quelques heures plus tard, l'avion atterrit. Le pilote vous dit :
" Bienvenue en Hollande !"
" En Hollande ?!...", vous demandez, "...mais je m'étais inscrit pour l'Italie. Je pensais être en Italie. Toute ma vie, j'ai rêvé d'aller en Italie ! "

 

 

 

Il y a eu un changement dans le plan de vol. Nous avons atterri en Hollande et il faudra bien rester ici.  Heureusement, on ne vous a pas emmené dans un lieu horrible et dégoûtant...  C'est tout simplement un endroit différent.  Il faut aller acheter des nouveaux guides.  Et apprendre une nouvelle langue.
Cela vous permet de rencontrer un tas de gens que vous n'auriez jamais rencontrés.
C'est tout simplement un endroit différent. Il y a un rythme plus calme qu'en Italie.  C'est moins exubérant que l'Italie.

 

 

Mais après y avoir séjourné quelque temps, vous vous apercevrez qu'il y a des moulins à vent, des tulipes, et même des Rembrandt...  Mais tous ceux que vous connaissez vont en Italie et en reviennent, et tous se réjouissent des beaux moments qu'ils ont passés en Italie.

 

Et pour le reste de votre vie, vous allez dire : " Oui, c'est là que je voulais aller moi aussi. C'est ce qui était prévu. "Cela vous fera toujours de la peine, parce que la perte de ce rêve est une perte significative. Mais si vous pleurez le reste de votre vie parce que vous n'avez pas été en Italie, vous ne serez jamais libre d'apprécier toutes les choses belles et spéciales de la Hollande. Et la Hollande est effectivement un si beau pays...

10:56 Écrit par F LEGRAND dans D: LE HANDICAP, Témoignages | Lien permanent | Commentaires (2)