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Apprendre à corriger, le plus tôt possible, le positionnement de la langue


Apprendre à corriger, le plus tôt possible, le positionne ment de la langue

An.H. ( la libre belgique)

Mis en ligne le 12/11/2009

L’hypotonie musculaire est une des conséquences de la trisomie 21, qui se marque notam ment au niveau du visage par une protrusion linguale.

En 2001, à la demande des familles, le département de pédiatrie des Cliniques Saint-Luc initiait une consultation médicale globale pour les petits patients atteints de trisomie 21. En une matinée, les enfants sont vus par différents spécialistes et les examens sont centralisés. "Cela permet d’avoir une vision plus globale de la situation de l’enfant et d’offrir un plus grand confort pour les familles", indique le Dr Guy Dembour. Aux Cliniques Saint-Luc, on suit ainsi 200 enfants porteurs de trisomie 21.

L’hypotonie musculaire est une des conséquences de cette anomalie génétique. Au niveau du visage, cela se traduit par une insuffisance de croissance de la mâchoire supérieure et une protrusion linguale (une impression de "grosse langue"), qui peuvent handicaper l’intégration sociale de ces enfants.

Pour les bébés trisomiques, cela entraîne des difficultés de succion (au sein ou au biberon), de mastication et de déglutition, avec des conséquences qui touchent la vie du petit enfant. Quand, à 5 ans, le gamin n’accepte qu’une alimentation mixée, les difficultés de socialisation s’en trouvent renforcées : difficulté de prendre son repas à l’école, au restaurant, en collectivité

Que peut-on faire pour gérer ces troubles fonctionnels ? On intervient très rarement par des traitements chirurgicaux. L’approche actuellement privilégiée est préventive, en corrigeant, le plus tôt possible, le positionnement lingual. Des techniques sont proposées aux parents de nourrissons pour optimiser la nutrition. Il s’agit de favoriser le contrôle de la tête du petit/de la petite et la position assise dans la première année; de stabiliser la mandibule au cours des repas; de contrôler la protrusion linguale quand l’enfant est nourri à la cuillère et boit au verre. "Ces techniques sont absolument indispensables à la mise en place correcte des fonctions orales", insiste le Pr Martine Hennequin, éminente spécialiste du CHU de Clermont-Ferrand, qui interviendra au cours du colloque.

La stimulation neurofonctionnelle produit de son côté des effets très positifs si la prise en charge est précoce (entre 6 mois et 4 ans). Elle consiste en un programme d’exercices physiothérapeutiques au niveau de la sphère orale, associés au port, par intermittence, d’une plaque fixée sur le palais qui comporte des stimulateurs de langue et de lèvres. Des résultats positifs significatifs ont été obtenus sur la position spontanée de la langue, la position et la tonicité des lèvres, la fermeture de la bouche, la déglutition et le bavage.

 

22:14 Écrit par F LEGRAND dans Médical/Paramédical | Lien permanent | Commentaires (0)

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